Violée par des femmes

Violée par des femmes

zara whitesLà j’ai mal. Profondement mal.

Je me sens violée dans mon intimitée.

Voyons ce que c’est le viol pour moi, pour qu’il n’y a pas de misunderstanding.

L’acte physique du viol, est de pénétrer le sexe. Cela se passe mal, mais en général vite. S’ensuit, ce qui se passe dans nos émotions, notre mental. Cela peut durer très longtemps et c’est la partie la plus difficile à vivre.

Un viol est un acte agressif qui touche les sentiments plus qu’autre chose. Ne vous inquiètez pas, j’étais violée dans ma vie, physiquement, je connais. J’ai expliqué d’ailleurs dans cet article, comment faire pour dépasser cette douleur émotionnelle. Comme pour moi, les parties génitales ne sont pas autant intimes que le mental, les émotions, quand on me touche émotionnellement (en sachant que je suis plus émotionnelle que la plupart des gens, j’ai plus de joie, mais Oh, combien plus de douleur aussi) je subis cela comme un viol!

Et même pire que les viols physiques que j’ai dû dépasser (pour être claire, j’étais violée bien après la carrière qu’on me connait, donc non, je n’ai ¨PAS tourné des films parce que traumatisée)

Ces femmes féministes bienpensantes, me violent, à chaque reproche, à chaque fois que je dois me justifier, d’avoir pu faire ce métier avec curiosité et plaisir, que je n’étais pas victime d’un système malsain et exploitateur, que la seule chose qui me fait sentir victime et la seule chose qui me blesse dans ma chair, ce sont leurs jugements, leurs certitudes et leurs opinions.

Je ne dis pas que il n’y a pas d’abus… autant dans les films, la prostitution ainsi que dans la banque, TF1 et dans des entreprises. Mais moi, j’ai vécue cela bien. Si c’était à refaire, je le referais, mais dans les mêmes conditions de liberté. Une industrie d’exploitation? Oui! les producteurs et maisons closes, gagnent de l’argent sur leurs “employés” tout autant que dans votre entreprise, votre patron le fera.

Oui, avant je m’appelais Zara Whites. Maintenant, je préfère qu’on m’appelle Esther, mais pas parce que je renie mon passé. Mais parce que ce passé ne fait qu’une infime partie de qui je suis. Une facette. Comme tout le monde, ‘jai plusieurs facettes. Je suis une ancienne prostituée, escort, assistente dentaire, secretaire, actrice X, mannequin, traductrice et bien d’autres choses.

Maintenant je suis une maman, qui, malgré sa maladie et le fait de devoir vivre des allocations, élève ses enfants, qui, contrairement à l’opinion publique sur ce que cela devrait être “une maman” ai deux fils, très bien élevés, courtois, qui respectens les femmes, intélligents, sportifs et debrouillards.

 

Pour moi, la sexualité, je l’asume, pleinement? tout comme j’assume le fait de faire caca, pipi, manger et respirer. faut arrêter d’être hypocrite, on est là parce que nos parents ont eu des rapports sexuels. Maintenant, si je veux en faire un metier ou pas, c’est mon choix pas le vôtre.

 

Je suis créative, parle 5 langues courrement, écris, aide, essaye de trouver des solutions pour les immigrants, les SDF, les femmes battues, les animaux et la politique. Je ne fais de mal à une mouche, essaye de ne jamais insulter personne et surtout respecte les autres tant que je le peux, même si je ne partage pas tous leurs avis.

Mais moi? On me respecte mesdames? On respecte le fait que je ne rentre pas dans vos cases? Vous, qui jugez que l’on doit respecter les femmes… me voilà, une femme. Et maintenant? vous ne me comprenez pas, soit! respectez moi au moins.

Mais non, on ne peut pas être une personne qu’on ne peut pas “caser” quelqque part. Si tu as fait du cul, tu es ou bien une victime, ou bien une sacrée salope.

Pourquoi cet article? Car ce matin , sur Facebook, j’ai parlé en drôle de cette photo . Une partie de mon passé, mais qui fait donc partie de moi. Je disais que l’objet indispensable pour faire de la piscine, sont des bottes.

Bref, plein de personnes ont rigolé et c’était trop chouette les comms de mes ami(e)s/

Mais voilà que parmi elles, il y en avait qui devait absolument me dire qu’elles ne comprennent pas comment je peux défendre une industrie aussi honteuse. Mais je ne parlais pas déjà de cette industrie, je parlais de mon passé.

Un moment y en a marre. ceci est la dernière fois que je me justifie ou bien que je m’explique, car c’est fatiguant. Qui a demandé à ces femmes de défendre une chose qu’elles mêmes n’ont jamais fait?

le jugement emmène vers le viol. Emmène vers le suicide, de cette fille du porno, car on l’a tant insulté et jugé: August Aimes.

Mais qui êtes vous donc de juger, de pointer du doigt?  savez vous comment vos remarques blessent? est-ce votre but? Est-ce votre but de radicaliser les hommes en étant le mal absolu? On n’a plus le droit de faire la cours à une fille, on n’ose plus. On ne peut pas excercer un metier, choisi par soi même. On ne peut même pas élever les enfants, car ne possèdant pas la moral necessaire (oui, ce sont des psychiatres qui me l’ont dit)

Voilà, j’espère que ceci aidera dans vos reflexions, entre temps, me voilà, je vous emmerde gentimment.

2 Commentaires
  • Thibaud Réant
    Thibaud Réant
    Posté à 20:11h, 16 janvier Répondre

    J’aime quand les bien pensants osent ouvrir leur tronche pour dire ce qui est, concernant le viol. Ils savent mieux que les victimes.

    Il n’y a pas une seule sorte de viol, il n’existe pas de manière uniforme d’accompagner quelqu’un(e) qui a subi un viol. Et oui, ce qui est le plus dur, c’est cette sorte de rappel “oh alala, ma pauvre”; Non pas pauvre !!! Une femme violée est avant tout une femme. Touchée dans son intime, ravagée dans son Moi. Mais avant tout une femme.
    Arrêtons de donner de la pitié. Arrêtons de parler au nom de !!!!

    Et je suis d’accord, merde, mais pas gentiment !

    • Esther Kooiman
      Esther Kooiman
      Posté à 21:37h, 16 janvier Répondre

      oui, oui, et oui! allons mettons tout dans une case…!! hallucinant comme elles refoulent et projettent! contreproductives et assechées (oups!)

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