Quand j’ai tort, j’ai tort!

Quand j’ai tort, j’ai tort!

fille de joieLe chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions! Je maintiens le fait que chacun a le droit de choisir son métier, donc aussi les travailleurs du sexe, comme j’avais proposé dans cet article.  Mais la solution que j’y proposais, était loin d’être parfaite, car je ne connaissais pas encore toutes les autres formes de prostitution, et toute comme les anciennes prostituées du NID, je pensais avoir LA solution pour enrayer les proxénètes malhonètes et abusifs. Je les comprends, elles se disent: ne plus jamais ça! Mais elles ne protègent pas celles du terrain, elles les tuent, helas, malgré leurs bonnes intentions.

Mais non non et non!

Cela ne protège pas les tds sur le terrain, car cela les éloigne des associations qui peuvent les aider en cas de danger. Cela permet les clients des les imposer des prix encore plus bas, des endroit encore plus glauques et le travail sans capotes.

Bin, me diriez vous, ils/elles, n’ont qu’à pas travailler. Qui ne travaille pas, ne mange pas, ne nourrit pas ses enfants, peut faire tuer ses parents dans leur pays, n’a pas de toit etcétéra.  Je parle là des plus précaires. Ceux et celles qui nont pas le choix quelque part, subissent les conséquences. Pourtant les lois de protection sont déjà là, un viol est un viol, un abus est un abus, mais sans papiers, on ne va pas voir les flics hein?

Donc pénaliser les clients n’est PAS la solution Esther, dans aucun cas. J’avais tord, même dans ma propre logique. La solution est de laisser travailler les associations, qui savent apporter de l’aide, qui savent comment toucher les jeunes dans le quartier, leur expliquer que non, le sida ne se guérit pas, la grossesse existe toujours, a qui et comment distribuer les capotes. La solution est d’aider les associations du terrain, le strass, Paloma, act up, médecins du monde, le bus etcetera.

la solution est d’essayer de comprendre qu’il y a des putes de luxe et des putes de necessité.

la solution est d’avoir de la compassion, un peu.

un peu quoi.

2 Comments
  • Pitof Sagem
    Posted at 12:45h, 09 juin Répondre

    Je ne sais pas si vous y avez pensé, mais vous avez besoin d’un correcteur bénévole.

    • Esther Kooiman
      Esther Kooiman
      Posted at 12:49h, 09 juin Répondre

      hihihi, bin non, car peu m’importe au fond, tant qu’on arrive à comprendre mes dires… mais si jamais vous vous proposez, ce serait avec grand plaisir 🙂

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