leçon de morale

leçon de morale

morale rimbaudOn adore donner des leçons de morale, surtout à moi pour une raison qui fort souvent m’échappe.^^

J’ai parlé avec trois psy différents qui ont tous eu l’exacte même discours sur mon ancien métier. j’avais beau leur expliquer que franchement je n’y voyais pas de mal, je fais de mon corps ce qu’il me plaît, je ne blesse personne, je ne tue personne. Que peut être que le fait que je viens d’une autre culture cela pour moi est une chose tout à fait normal et acceptable, rien n’y fait. On m’a littéralement dit: comment voulez vous apprendre la morale à vos enfants si vous n’en avez pas?!

Le sexe est une chose sacrée.

Okay…

Mais qui a décidé de cela? Ce qui est morale pour l’un ne l’est pas pour l’autre. Personnellement je pars toujours du principe de ne pas blesser autrui, donc même pas les animaux. Et ceux qui me portent ces leçons, mangent tranquillement leur steak le soir. Où est leur morale? (non je ne juge aucunement les omnivores, j’en étais une, fervente même, mais j’essaie de démontrer que pointer le doigt est un peu facile)

En quoi mon sexe est autre qu’une partie de mon corps? Mes émotions et mon corps je le partage avec celui que j’aime dans la vie, mais à un moment j’ai utilisé cette partie, sans attachement amoureuse, comme marchandise, tout autant que je pourrais le faire de mes mains, si je donne des massages, ou de mon temps, si je suis psy.

Est-il morale de laisser quelqu’un souffrir quand on sait qu’en tous cas, il n’y a plus espoir pour lui?

Est il morale qu’on empêche des personnes d’avoir les mêmes droits d’excercer un métier parce que c’est considéré immorale?

Est-il immorale de laisser ses enfants dormir à coté de vous (quand c’est à leur demande ou parce que simplement vous n’avez pas la place) et est-ce morale d’appeler cela un comportement incestueux?

Est-il morale de laisser les films porno visibles sur le net sans véritable protection?

Est-il morale de faire plus d’enfants que ce que le monde puisse nourrir dans le futur?

Est-il morale d’inciter à la compétition,  la religionle terrorisme, la haine envers ceux qui cherchent juste à pouvoir vivre quelque part?

Et une question énorme que je me pose aussi, est-il morale de jubiler de la mort d’une personne quand nous sommes végétariens?

Est-ce déjà morale de juger autrui?

Attention que ces mêmes leçons de morale, ne puissent pas anéantir l’envie de vivre de certaines personnes!

4 Commentaires
  • letts patricia
    Posté à 14:52h, 14 octobre Répondre

    Tellement touchante Esther… Phénix,1 jour..Phénix toujours… Il y a amour et Amour… choisir le grand A..sans détour!!! Joli week end à vous!

  • DM
    Posté à 18:55h, 23 novembre Répondre

    « Est-ce déjà moral de juger autrui? » C’est bien là je pense, une bonne conclusion à votre constat Esther.

    Les psys, dignes de ce nom, ne doivent pas juger ni faire la morale à leurs patients !
    Leur devoir est d‘écouter avec bienveillance, empathie, de soutenir et rassurer; à la rigueur formuler avec prudence et psychologie leur avis.

    Le problème est que pour être traité avec des médicaments psychotropes, il faut passer par un psychiatre (ou parfois par son médecin généraliste, mais sans la « psychothérapie »).

    Alors il est intéressant de distinguer un psychiatre d’un psychologue, dont les cursus et les professions sont complètement différents. Bien évidemment, on trouve des « bons » et des « mauvais » dans chaque camp ; et les avis sont très subjectifs.

    Un psychiatre est un médecin spécialisé dans les « maladies mentales » et leur « guérison » par médication avant tout. Dans son cursus, il n’est pas question de psychologie mais de médecine ! De plus, il n’a aucune obligation d’aborder la psychologie et/ou de faire une psychothérapie.
    Par conséquent, il peut être aussi névrosé que ses patients et se permet de juger comme un scientifique devant une expérience ou dans votre cas, comme un prêtre catholique intolérant et régressif.

    Un psychologue, lui, ne peut pas prescrire de médication, car il n’est pas médecin. Son champ thérapeutique ne concerne que la psychologie et il est obligé, dans le cadre de son cursus, de faire une psychothérapie.
    Ce qui revient à penser : « Pour aider les autres, commence par t’aider toi même ».
    Le jugement, pour un psychologue, est contre productif. Son travail consiste a aider le patient à modifier ses préjugés ou ses jugements et non à les conforter ou a en rajouter d’autres, ce qui pourrait, comme vous dites Esther, « anéantir l’envie de vivre de certaines personnes ».

    Le jugement, à la différence de l’opinion, est une condamnation donc une accusation de culpabilité; et cela n’est pas moral.
    L’Eglise est la principale institution qui a fondé les valeurs morales (les 10 commandements: tu ne voleras point, tu ne tueras point…). En revanche, elle n’a pas de légitimité à tout juger de ce qui est « bien » et de ce qui est « mal ».
    N’est-ce pas Jésus qui a dit: « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ».

    D’un point de vue général, je pense que ceux qui jugent ou font la morale sont les plus à plaindre.
    Ils croient assumer une position d’autorité en étant sûrs d‘eux, mais ils sont d’autant plus surpris quand ils sont jugés à leur tour !
    Rassurez-vous, ceux qui jugent les autres sans même les connaître sont mal dans leur peau et n‘admettent pas leurs propres défauts. C’est une manière de dire qu’ils sont frustrés par quelque chose, un manque, une jalousie ou simplement montrer qu’ils existent.
    Ceux qui vous critiquent sont aussi ceux qui vous voudraient différente car ils voient en vous ce que eux ne seront jamais (tout le monde n’a pas les qualités pour faire du X LOL).

    Et puis, ces gens qui vous ont « moralisée » vous connaissent-ils pour se le permettre ?
    Connaissent-ils votre histoire, savent-ils que les choses faites dans l’excès ne sont pas anodines, que ce soit pour réparer les blessures de l’enfance, combler des manques, se prouver des choses…
    On ne peut pas définir une personne de manière définitive au regard d’une action, à un moment donné, qui n’est qu’une pièce du puzzle de votre identité.

    Vous juger pour avoir joué dans des films x leur évite de se pencher sur leurs propres travers, leurs «expériences», leurs dépendances et peut-être même leur addiction au porno…
    Il est facile et confortable de se justifier ainsi, et cela évite de se remettre en questions, ce qui est douloureux !

    Que voulez-vous, tant qu’il y a de la vie, il y a du jugement…c’est dans la nature humaine.
    Passons notre chemin…

    Peace.

    • Esther Kooiman
      Esther Kooiman
      Posté à 19:25h, 23 novembre Répondre

      oui, l’humain est bien plus complexe qu’il ne le semble, même en essayant de ne pas juger, l’information passe à travers le filtre de ses propres jugements, experiences et morales, et il les montre souvent sans pour autant se rendre compte qu’il le fait…

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