le jugement facile

le jugement facile

Tellement tellement facile de juger une personne sans avoir marché dans ses souliers à elle. (ou les talons aiguilles)

Régulièrement on me demande comment cela se fait que des filles comme Nomi, Silvia Bianco, Ovidie ou moi, nous agissons autant pour les animaux. Et, quand je prends le temps de repondre, que beaucoup de filles qui font le travail de hardeuse sont des filles extrêmement sensibles contrairement à ce que l’on pense ou bien, ce que l’on montre, On se permet de me dire, que c’est probablement à cause de ce travail qu’on est dégouté de l’être humain.

Ecartant ainsi les autres causes pour lesquelles on agit, les SDF, le handicap, l’écologie etc

Personne ne semble se faire la réflexion: l’amour en nous est si large que nous désirons l’étendre vers tout ce qui vit?

Quand ensuite j’explique qu’on peut dépasser la souffrance  d’être violée, on me dicte qu’il faut rester victime, que cela ne s’oublie pas, que c’est malsain d’accepter cela.

Après, je veux faire de la politique, mais comme je viens d’un monde où le sex est une chose normale, on me dit qu’on ne peut pas faire cela! Ah bon? parce que seule les personnes SANS vie sexuelle peuvent pratiquer la politique?

Quand je veux réglementariser le travail sexuel, pour ainsi protéger les filles qui n’ont pas choisi ce travail ainsi que celles qui veulent pratiquer ayant les mêmes droits que tout citoyen, on me dit que j’incite à l’esclavage. Et que moi, j’ai choisi ce travail à l’époque, car je suis une fille qui a souffert (merci de me presenter quelqu’un qui n’a jamais souffert?)

Mais comment peut on juger sans savoir? Apparemment il y a des personnes qui savent mieux que moi ce qui se passe dans ma tête. Quoi qu’il en soit, je pense toujours à chercher la solution qui fait le moindre mal. Pas facile, mais c’est mon seul et unique but dans la vie.

Et pour cela, il m’est necessaire de dépasser des jugements, de l’autre coté, ces mêmes jugements m’aident à comprendre le fonctionnement de la pensée de la plupart des gens et j’apprends à gérer.

Pourtant je me demande: est-ce que j’ai du mal à communiquer ou bien beaucoup ont une pensée unilatérale?

 

 

 

 

Vous adhérez à mes idées? Vous adhérerez certainement à notre parti, j’aimerais pouvoir vous voir parmi nous: chainons.org

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5 Commentaires
  • DM
    Posté à 14:27h, 18 décembre Répondre

    Chacun d’entre nous juge et est jugé par les autres, la nature humaine est ainsi…
    Mais ce que les autres pensent de vous ne sont pas vos oignons, sinon on ne vit plus sereinement…

    Soyez persuadée Esther que vous êtes une belle âme et que vos idées progressistes et humanistes nous tirent vers le haut.
    Suffisamment de personnes vous respectent et partagent vos valeurs.
    Concentrez-vous sur celles-là pour avancer.

    Et en guise d’argumentaire clin d’oeil, je vous invite à (ré)écouter “La mauvaise réputation” de G.Brassens dont voici les géniales paroles:

    “Au village, sans prétention
    J’ai mauvaise réputation
    Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
    Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi
    Je ne fais pourtant de tort à personne
    En suivant mon chemin de petit bonhomme
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Tout le monde médit de moi
    Sauf les muets, ça va de soi
    Le jour du Quatorze Juillet
    Je reste dans mon lit douillet
    La musique qui marche au pas
    Cela ne me regarde pas
    Je ne fais pourtant de tort à personne
    En n’écoutant pas le clairon qui sonne
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Tout le monde me montre au doigt
    Sauf les manchots, ça va de soi
    Quand j’croise un voleur malchanceux
    Poursuivi par un cul-terreux
    J’lance la patte et pourquoi le taire
    Le cul-terreux se r’trouve par terre
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En laissant courir les voleurs de pommes
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Tout le monde se rue sur moi
    Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi
    Pas besoin d’être Jérémie
    Pour d’viner l’sort qui m’est promis
    S’ils trouv’nt une corde à leur goût
    Ils me la passeront au cou
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux
    Tout l’mond’ viendra me voir pendu
    Sauf les aveugles, bien entendu!”

    Bien à vous.

    • Esther Kooiman
      Esther Kooiman
      Posté à 16:23h, 18 décembre Répondre

      oui, il est plus facile de juger autrui que son propre opinion 😉 je ne connais pas brassens, mais ej découvre un sacré poete, merci pour ce cadeau

  • Patrick LAURENT
    Posté à 14:30h, 18 décembre Répondre

    Le préjugé n’est pour moi, pas synonyme de la pensée.
    L’interrogation de la personne, par rapport à l’autre, au contexte, au passé, à ce qu’elle vit au présent, doit résulter d’un échange, d’un partage d’idées.
    Un enrichissement dans le sens mental du terme.
    Le préjugé sur telle ou telle personne,
    Une facilité dénuée de toute réflexion, qui se rapproche sérieusement de la négation.
    Une facilité d’usage dans les rapports entre les gens.
    Une faiblesse de ceux dont c’est l’automatisme, sans se soucier de l’identité et du vécu.

    Nous avons tous des avis contraires, et c’est cela qui est intéressant !
    Cela engage des débats.

    La Philosophie de l’Ecoute, de la Compréhension de l’autre me paraissent évidentes.

    Esther, tu as créé ton parti, et je t’en remercie.
    Nos opinions sont proches, mais parfois, il est bon d’avoir d’autres échos pour élever le programme, les aspirations.
    Nous avons tous, différentes compétences, un vécu qui nous est propre.
    Alors autant mettre ces données en commun pour s’élever !

    Patrick L.

    • Esther Kooiman
      Esther Kooiman
      Posté à 16:24h, 18 décembre Répondre

      bien sur qu’un contre poids aide à mieux trouver son equilibre et en discuter… je me mets constamment en question car il n’y a pas qu’une seule vérité et j’aime decouvrir et apprendre. mais quand on a des préjugés en général on est fermé aux idées des autres, c’est cela qui me gène

      • Patrick LAURENT
        Posté à 19:02h, 18 décembre Répondre

        Tout à fait Esther;
        Les préjugés bloquent la discussion, nuit à la bonne relation.
        La remise en question est une valeur sure de l’esprit tu sais. Pour ne pas camper sur ses positions, pour les faire évoluer, les adapter au milieu, à la personne en face.
        L’intelligence d’une bonne Relation, est de dialoguer avec de multiples idées.
        Ne pas s’enfermer, dans ce que l’on “combat” : Les préjugés.

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