La racine de la haine

La racine de la haine

la haine tatouée sur la mainJe ne me proclame pas psy, je comprends les choses qu’à travers mes observations. Mais la haine, elle est partout! Elle est enseignée mais aussi innée des fois et ensuite renforcée. Je ne parle pas ici des sociopathes, qui eux, d’après ce que j’en comprends, ont un problème de connexions dans le cerveau et sont ainsi inapte à l’empathie. Non je parle de la haine, qui incite à vouloir du mal à l’autre. Prenons l’exemple d’un enfant avec son jouet. Quand il état bébé, il avait une période dans laquelle il partageait, donnait son objet à l’autre. Arrive un age, ou un autre joue avec son jouet et il explose de rage, car cela lui appartient. C’est à ce moment là qu’apparaît l’idée que quelque chose nous appartient.

Partir de l’idée que l’autre est là pour  nous enlever quelque chose (notre culture, notre travail, notre argent, notre femme, que sais-je) incite à la peur, qui se transforme en haine.

La compétition répétée (à l’école) à la télé, dans le sport,dans les débats de l’assemblée nationale, partout en fait, on nous montre que nous devons être le plus “liké” le plus fort, la plus jolie, le plus riche etc. Si un enfant entend constamment à l’école qu’il est le moins fort (car mauvaises notes) il va renforcer  l’idée qu’il doit devenir le plus fort. Cela peut l’emmener à devenir le mauvais flic, portant son arme à tout go, ou bien, autre exemple extrême, un terroriste. Le manque d’estime de soi, la peur que l’autre vient nous dérober quelque chose (idée de propriété) ou le simple fait que nous pensons que forcement NOS idées sont les seules valables, emmène la haine envers l’autre car une fois cela en tête, on n’écoute plus l’autre et on est fermé à tout dialogue.

Mais à la base, à la racine, est le manque d’estime de soi et l’idée de propriété.

(Imaginez vous le manque de confiance dans notre recherche de “likes” ,d’un Dieu tout puissant, d’un Allah, dans le pointer du doigt de l’autre, dans notre paradoxe de vouloir la paix en souhaitant pour cela la mort des autres)

Si nous apprenions au contraire, que l’autre nous apporte quelque chose, que rien ne nous appartient véritablement (on n’apporte rien quand on meurt encore) , que le changement (donc ne pas rester sur son propre idée seulement comme étant la seule valable) peut être une possibilité, depuis notre enfance, cette haine pourrait être diminuée au lieu d’être renforcée.

Les haineux ont souvent juste peur qu’on leur enlève ce qui leur donne leur identité (leur culture, leur appartenance à un groupe, leurs sous) . Une fois rassurés cette haine pourrait diminuer.

Puis, il y a ceux qui sont extrêmement haineux envers ces haineux. Pas mieux, car on reste dans le système du moi j’ai raison, toi tu as donc forcement tort. Une petite ouverture serait pas mal. Voir que souvent nous miroitons notre souffrance sur l’autre. Une fois compris cela, on va pouvoir avancer un peu.

Les religions sont souvent utilisées comme excuse pour déverser la haine. Dieu a bon dos!

Je continue à penser qu’il faut repenser notre structure sociétale, d’éducation familiale et nationale, arrêter les pubs comparatives, arrêter la compétition. Cela me semble vraiment la racine de la haine. Une société qui incite à la peur, à la compétition, n’est pas une société mais une entreprise commerciale qui veut vendre. Les peureux, ça achète beaucoup, ça remplit le vide.

Continuons à avoir peur ou allons rassurer ceux qui ont peur et créer des liens?

1Commentaire(s)
  • marc hornblower
    Posté à 21:10h, 21 août Répondre

    je ne partage pas l’opposition que tu fais entre le moi et la compétition ? Sauf chez certains extrémistes,, on enseigne pas la haine. Effectivement, être ouvert aux autres, c’est aussi accepter d’être moins bien dans un domaine, ou meilleur dans un autre.

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