Les figures de l’autre

Les figures de l’autre

couverture livre les figures de l'autreComment comprendre les figures de l’autre, si on a déjà tant de mal avec la sienne? Mais n’est-il pas vrai aussi, qu’en comprenant l’autre, on arrive à mieux s’intégrer soi même?

Le titre de ce livre m’avait fasciné… Ces figures de l’autre…et surtout, les autres partout dans le monde. Comme vous vous en doutez, mon propre état mental fait que je m’intéresse beaucoup à comprendre comment il fonctionne, comment il fonctionne chez l’autre et à a psychologie en générale. Et si, pour une fois, je m’intéressais au point de vue d’un spécialiste? Comment voit il les choses, en ayant étudié la question chez plusieurs personnes et, comme c’est le cas ici, d’un point de vue anthropologique? Car je me doute bien que dans différentes cultures, les problèmes ne sont pas appréhendés de la même façon et que du coup on ne peut pas traiter chaque individu de la même manière.

Quoique j’ai du me “battre” un peu avec des termes très techniques au départ, car je n’ai pas une éducation littéraire ni psychanalytique, j’y ai découvert une personne qui essaye de comprendre comment la psyché des personnes dans d’autres cultures fonctionne, et comment tendre la main à travers cette culture, à l’appuie de cette éducation culturelle et ces croyances autres que les nôtres.

On y découvre des choses dont je n’avais jamais entendu parler… des enfants ancêtres, ceux qui dans leur culture africaine, sont estampillés d’être des âmes de l’ancêtre revenu. Mais quelle lourde charge à porter. Et celui de l’enfant sorcier… souvent chassé par sa famille, car portant malheur. Comment ces enfants évoluent-ils? Et qui abuse de la situation en les intégrant dans leurs groupuscules pour devenir ensuite, enfant soldat?

Mais quelles blessures profondes doivent ils avoir. Quelle difficulté de se donner une place dans la société par la suite? Et comment échapper à toutes ces sectes et pseudo églises, qui “chassent” le démon en eux?

J’y ai appris, qu’il est impossible de soigner un problème ou maladie mentale, sans d’abord connaître l’origine et la culture de la personne. La psychanalyse,la psychologie, doit aussi s’intéresser à l’anthropologie, sinon on risque de passer à coté des choses très importantes.

J’ai découvert des personnes avec une réelle envie d’aider l’autre.Avec une grande volonté d’observer les figures de l’autre dans toute sa diversité et y vouloir apporter une aide adaptée à leur problèmes avec l’aide et l’appuie de leur propre culture, avec leur propre langage, corporel et orale. Des voyages au bout du monde pour apprendre les figures de l’autre, donnant la main, sur place, en rencontrant ces figures dans la rue, perdues dans la masse, oubliées.

En les incitant à parler, s’ouvrir. En créant des espaces pour eux. Utilisant les moyens folkloriques, des sortes de jeu, des pièces de comédie, pour mieux exprimer leur souffrance, sans que pour autant ils se sentent jugés, car jouant le rôle d’un “autre”.

Une fois dépassée ma difficulté de comprendre le langage technique, j’y ai découvert que l’amour pour l’autre, la volonté d’apporter de l’aide à l’autre, n’est pas juste un métier, mais c’est une passion, ce n’est pas qu’un savoir appris dans des livres, mais une sagesse construite sur le terrain, et un profond envie de panser les blessures mentales et émotionnelles à travers l’ouverture de son propre mental.

En ayant gardé mon mental ouvert, j’ai pu apprécier ce livre et ses histoires sur les jeunes dans le monde lointain, et pourtant si proche de nous, et appris que tendre la main à l’autre ne peut se faire sans d’abord ouvrir notre propre coeur et dépasser nos jugements.

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