constructions sans sable noble

constructions sans sable noble

alternatif betonComme je vous ai expliqué dans cet article, le sable pourrit l’écologie et pourtant avec une telle natalité on en a besoin pour construire et construire toujours.

Mais voici une bonne nouvelle, complètement en phase avec l’un de sujets qu’on a dans le programme de notre mouvement: les Chaînons
logo chainons pourpre
Je vous laisse découvrir l’article:


Alors que 100 tonnes de ciment sont produites chaque seconde sur la planète, l’ingénieur David Hoffmann et le PDG de l’entreprise vendéenne Argilus Julien Blanchard ont mis au point un procédé qui permettra de produire, dès 2017, un matériau de construction au bilan carbone très allégé. Explications.


Ils ont trouvé une façon de rendre l’argile aussi solide que du béton. En Vendée, à Chaillé-sous-les-Ormeaux, l’ingénieur David Hoffmann et le PDG de l’entreprise Argilus Julien Blanchard ont mis au point un procédé inédit baptisé HP2A (Haute performance activation alcaline), qui permettra de produire un matériau de construction au bilan carbone très allégé.

Contrairement au ciment classique, qui nécessite de brûler du calcaire dans un four à 1 300°, et dont une tonne produite génère autant de CO2, leur argile n’est pas obtenue par cuisson. Résultat, sa fabrication produit 20 fois moins de dioxyde de carbone, soit 50 kg seulement pour une tonne.

Autre avantage sur le ciment traditionnel : le “ciment argileux” est recyclable jusqu’à 40 ans après son utilisation, après quoi il peut servir à nouveau de liant pour fabriquer du béton.



 

Quelle est la recette de ce produit apparemment avant-gardiste ? Ses deux fondateurs restent évasifs sur la question. Il tiennent à protéger leur invention, pour laquelle ils ont déposé un onéreux brevet à l’échelle mondiale, se contentant d’expliquer que leur matériau est fabriqué “essentiellement à base d’argile, à laquelle on ajoute le liant HP2A, issu de matières premières que l’on trouve partout et à moindre coût”.
Surtout, les deux associés ont annoncé que ce ciment “argileux” permettra de fabriquer du béton avec des agrégats dits non nobles (issus de la démolition ou du recyclage de matériaux). Alors que le ciment classique, lui, nécessite du sable noble (provenant de rivières, de plages ou de carrières).

Leur matériau, lui, peut former du béton en association avec de l’eau et n’importe quel sable, mais aussi des matières végétales telles que le chanvre ou des agrégats de construction.

Ainsi, plus besoin d’importer du sable noble afin d’alimenter la production d’un béton assez solide pour les constructions immobilières. Grâce au HP2A, on pourrait directement se servir dans les déserts, dont le sable était jusqu’alors considéré comme impropre pour les travaux publics.


Une alternative prometteuse, alors que 100 tonnes de ciment sont produites chaque seconde sur la planète, et que l’industrie bétonnière a déjà grignoté le sable d’au moins 75 % des plages du monde. Pour la construction d’une maison de taille moyenne, 200 tonnes de sable sont nécessaires, et plus de 30 000 pour un seul kilomètre d’autoroute !
Les fondateurs avancent aussi que leur ciment argileux est plus souple que son homologue traditionnel, ce qui pourrait faciliter la construction d’arrondis, notamment pour les trottoirs, les bancs publics, la structure interne des panneaux anti-feu ou les bandes de séparation des autoroutes.
trouvé sur www.demain.fr
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